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Protection électromagnétique

Abeilles bio-indicatrices

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abeille bio-indicatriceÉtonnant et désarmant ce phénomène récent de la disparition en masse des abeilles sur quasiment tous les continents, en tout cas les plus développés : Amérique du nord et Europe. Les américains prompts à définir une situation ont rapidement étiqueté cette étiologie animale « syndrome d’effondrement des colonies » ou CCD en anglais.
25% du cheptel aurait disparu pendant le dernier hiver.
Cet énigmatique collapse rappelle la prémonition attribuée à Albert Einstein « Si l’abeille venait à disparaître, l’homme n’aurait plus que quelques années à vivre ».

Pour une raison simple de fond : plus de 80 % des espèces de plantes à fleurs dans le monde, un peu moins pour les espèces cultivées en Europe, dépendent directement de la pollinisation par les insectes : des abeilles pour l’essentiel. Bernard Vaissière, spécialiste du sujet à l’INRA, nous le rappelle « Sans les butineuses, la plupart des cultures n’atteignent plus une production satisfaisante : les espèces sauvages de plantes aromatiques, les arbres fruitiers, les grandes cultures oléagineuses et protéagineuses, les cultures maraîchères, et les crucifères, les ombellifères, les alliacées. Bref, difficile d’imaginer un repas auquel les abeilles ne soient pas associées de près ! ». On comprend mieux notre brève survie énoncée par le grand physicien humaniste. Toutefois, signalons que le blé, le riz et les pommes de terre n’ont pas besoin d’abeilles.

« En 30 ans de métier, s’écrie M. Panella, président du syndicat des apiculteurs professionnels italiens, je n’ai jamais vu ça : les butineuses se sont volatisées ».
Les ruches qui débordaient d’abeilles au sortir de l’hiver, se sont brutalement vidées, complète Gaëlle Dupont, journaliste au Monde (30 août 2007). Alors les causes de leur régression – on ne parle pas encore de leur extinction, mais elle rôde – sont dit-on connues : première citée, l’épandage de pesticides dont les tristement célèbres Gaucho® et Regent® de la firme Bayer, de redoutables neurotoxiques, utilisés depuis 1994 en France, désormais interdits pour le maïs et le tournesol et suspendus depuis peu pour les autres cultures.
Les abeilles notamment possèdent peu de gènes de détoxification et sont particulièrement démunies. Beaucoup d’entre elles perdent alors le sens de l’orientation et meurent souvent à l’extérieur de la ruche.

Sont ensuite mentionnées les OGM , les ondes électromagnétiques, hypothèses rapidement écartées sans grand débat. On rappelle la susceptibilité des abeilles à un redoutable acarien qui a sévi et sévit encore en Europe depuis les années 1980, le Varroa destructor, au nom évocateur, qui a « voyagé au gré des échanges commerciaux de reines entre continents ». Nouveau suspect, détecté à 83 % dans les colonies touchées par le CCD, un virus israélien de paralysie aiguë qui pourrait être « une conséquence, plutôt qu’une cause » de l’affaiblissement des colonies. On cherche du côté des chercheurs, on finit par abandonner son métier chez les apiculteurs désespérés…

S’il faut désigner un autre coupable, insidieux et universel, plus neurodéficient encore, tournons notre regard vers la généralisation des antennes-relais ou émetteurs hertziens de radiotéléphonie. Officiellement, ces radio-fréquences GMS, UMTS et DECT ne sont pas dommageables pour le cerveau humain, bien que des études suédoises, parmi les premières, commencent à lever le voile sur leurs effets : 10 ans d’usage d’un téléphone mobile augmente l’incidence des cancers cérébraux. D’autres travaux de synthèse pertinents sont désormais disponibles surtout en Belgique, à l’instigation d’une poignée de scientifiques curieux de l’Université catholique de Louvain et de la Faculté polytechnique de Mons[1] et de non moins audacieux pionniers francophones[2] bien connus.

C’est Jean-Marie Danze qui attira mon attention sur les travaux d’une équipe interdisciplinaire allemande de l’Université de Koblenz-Landau[3], spécialisée dans l’informatique éducationnelle, sous la direction du Prof. Hermann Stever avec lequel je suis désormais en relation.
Physiciens et apiculteurs collaborent depuis 2001 pour étudier les performances du minuscule cerveau de l’abeille, sous l’angle d’un modèle d’apprentissage pour l’homme. Il est temps… avant qu’elles ne disparaissent !

Qu’ont-ils donc trouvé de pertinent pour éclairer notre lanterne ? Le corps de l’abeille et les dimensions de son cerveau – notamment ce qu’on appelle « les corps champignons » de l’ordre de 800 μm de longueur – sont capables d’entrer en résonance avec les ondes radiotéléphoniques.
Le corps entier de l’abeille peut résonner sur 15 Ghz et ces corps cérébraux à des fréquences supérieures à 375 Ghz. On est voisin de la zone des micro-ondes utilisées par les téléphones mobiles 0,9 – 1,8 Ghz avec un fréquence de pulsation de 217 Hz qui correspond à celle des fréquences (200-300 Hz) de la fameuse « danse frétillante » des butineuses qui communiquent les coordonnées spatiales de leur aire de récolte.

Ces chercheurs attirent notre attention sur le phénomène physique bien connu de la résonance. Lorsqu’un corps dit résonateur est touché par une fréquence précise dite de résonance, il peut vibrer à l’unisson de cette fréquence comme la corde d’un instrument de musique à l’émission d’un son spécifique. Dès lors, une radiation de haute fréquence comme celles des micro-ondes exerce une stimulation de résonance qui se traduit par un « effet non-thermique ou athermique » indécelable et dommageable, en plus de l’effet thermique exploité depuis longtemps à des fins tant industrielles que domestiques sur la molécule d’eau notamment.

Or, des séries d’observation in situ menées en 2005 et confirmées en 2006 avec des téléphones sans fil et leurs socles émetteurs installés sous la ruche ( moins puissants que les téléphones mobiles) ont montré que les non-retours des butineuses s’amplifient, la confection des alvéoles de cire baisse de 21 % et que certaines ruches sont même désertées ! On n’y trouve pas de cadavres. Elles sont bien vides. L’essaim tout entier – reine comprise – l’a quittée pour tenter d’échapper à une influence délétère qui les dérange, les rend folles.
Mon anthropocentrisme est acceptable. Si j’étais sensible sciemment à une gêne de ce type, je commencerais par fuir mon habitat.
Mais, je-nous ne sommes pas, dans l’ensemble, sensibles à de tels rayonnements, sauf quelques « malades » qui se plaignent de plus en plus souvent de maux de tête, d’insomnies, de fatigue chronique, d’une longue litanie de « maux de civilisation » auxquels la culture médicale dominante n’a pas de réponse formelle.

Cette piste, unique aujourd’hui au monde, mérite d’être signalée et amplifiée. Imaginons un instant qu’elle devienne boulevard.
Les conséquences en sont effectivement terrifiantes : ce qui est nocif pour les abeilles est aussi nocif pour l’homme !

Logique, imparable.
La Physique ici est plus puissante et incontrôlable que la Chimie. Redoutable, car généralisée, proche, de quelques km pour une antenne-relais à quelques cm pour un cellulaire. Si nous avions l’idée de fuir, où irions-nous vraiment, piégés par un monde technologique omniprésent et volontairement aveugle et sourd ?

L’Apocalypse de Saint Jean nous a prévenu, si nous savons juste lire le verset 13,13 :
« Elle – la Bête – accomplit des prodiges étonnants : jusqu’à faire descendre, aux yeux de tous, le feu du ciel sur la Terre. »
Faut-il traduire ? La découverte ou mieux l’invention prodigieuse de la radiophonie, les ondes électromagnétiques qui tapissent l’espace terrestre, venues d’émetteurs satellitaires et terrestres.

Un autre sage aurait-il le mot de la fin ?
« L’homme a perdu la capacité de prévoir et d’anticiper. Il finira par détruire la Terre. » Albert Schweitzer.

15 décembre 2007


[1] André Gérin, Benoît Stockbroeckx et André Vander Vorst, Champs micro-ondes et santé, Hyperfréquences UCL, 1999, www.emic.ucl.ac.be.
[2] Rapport du CSIF-CEM autour du Prof. Roger Santini de Villeurbanne (décédé depuis) et Jean-Marie Danze , consultant en Biophysique à l’Université de Liège, notamment, mis à jour en avril 2006, disponible sur demande sur le site www.delvaux-danze.be.
[3] Publication traduite par J.M. Danze : Modifications du comportement des abeilles sous l’effet d’exposition électromagnétique. Etude pilote 2005 de H. Stever et coll.